Les adieux de Cohn-Bendit au Parlement européen

A l’occasion du lancement de la campagne européenne au Cirque d’hiver ce soir à 19h30  nous mettons à l’honneur un européen convaincu qui quitte le Parlement Européen après y avoir siégé pendant 20 ans!

Ils étaient trois, ce mercredi 16 avril à faire leurs adieux au Parlement européen. Trois figures de l’hémicycle de Strasbourg, trois présidents de groupe. Mais de Joseph Daul (Parti populaire européen, PPE – conservateur), Hannes Swoboda (Socialistes & démocrates, S&D – socialiste) et Daniel Cohn-Bendit (Les Verts/Alliance libre européenne, Verts/ALE), c’est le discours de ce dernier qui a été de loin le plus suivi, le plus commenté sur les réseaux sociaux et repris par les médias.

En vingt ans de mandat d’eurodéputé, le Franco-Allemand est devenu une figure indissociable du Parlement de Strasbourg. Défenseur infatigable de la construction européenne, capable de coups de sang comme de traits d’esprit humoristiques, ce brillant tribun, parfaitement polyglotte, a su faire de l’hémicycle européen, habituellement compassé, une arène vivante. Certaines de ses interventions, savoureuses, parfois grossières, souvent ponctuées d’un « Vous êtes maso » ou « Vous êtes dingue », resteront dans les annales du Parlement.

En 2010, l’eurodéputé écologiste fustige la « coalition des hypocrites », lors du vote de confiance accordé à José Manuel Barroso à la tête de la commission européenne. Daniel Cohn-Bendit vise directement Martin Schulz, alors chef du groupe des socialistes, prêt à voter en faveur de M. Barroso. L’échange, vif, est ponctué d’un « ta gueule » resté dans les mémoires.

Pas rancunier, Martin Schulz, qui brigue aujourd’hui la présidence de la Commission européenne pour le groupe socialiste, a salué mercredi 16 avril « un ami » : « Vous avez été pour toute une génération une idole. Vous allez manquer au Parlement européen », a déclaré l’Allemand Schulz qui présidait la séance de la dernière intervention de M. Cohn-Bendit.

  • Vive saillie contre Viktor Orban

En 2012, le premier ministre hongrois vient défendre une modification de la Constitution de son pays contraire aux règles européennes : « L’Union européenne n’est pas un paillasson sur lequel on s’essuie les pieds, M. Viktor Orban », lance Cohn-Bendit, quelques minutes avant d’enfoncer le clou : « Vous allez dans la direction des MM. Chavez, Castro et de tous les gouvernements autoritaires et totalitaires de ce bas-monde. »



 

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